Changer la société par le bonheur n'est-ce pas le meilleur moyen ?
Alors la stratégie serait celle-là : avancer en ne choisissant que ce qui nous fait du bien, en ne prenant des opportunités que celles qui procurent de la joie et réservent la paix. C'est ce que j'appelle la voie douce.
Certains pensent que c'est une solution de facilité. J'en souris parce que sincèrement, quiconque a essayé de cheminer ainsi s'est heurté à la difficulté de faire taire toutes les objections héritées de notre éducation et de notre construction psychique au fil des difficultés.
Je suis une femme qui apprécie les belles choses mais je viens d'un milieu très modeste. Autant te dire que l'abondance je ne connais pas. Et je peine à l'atteindre justement parce que non seulement elle m'est étrangère mais en plus elle est interdite. Parce que pour tenir le coup, dans ma lignée on a construit des valeurs nobles très solides qui valident la supériorité de l'intelligence sur le fait de gagner beaucoup. Nous sommes des esthètes et des artistes, plus ou moins tous HPI, mais nous nous heurtons depuis si longtemps (plusieurs générations) à la frustration de ne pouvoir nous entourer de ce qui fait sens pour nous, que nous avons décidé que ce n'était pas important. On fait face comme on peut pour faire face n'est-ce pas...
Ceci est un exemple pour te montrer que pour cheminer sur la voie douce que j'ai décrite plus haut, il faut être un.e vraie rebelle et remettre en question des générations d'habitudes de penser et de certitudes face à la vie. C'est loin d'être facile. C'est une vigilance de tous les instants. Mais c'est aussi construire son bonheur minute après minute en s'engageant à être TOUJOURS et SANS EXCEPTION son propre meilleur supporter. Cette personne qui te soutient quoi qu'il arrive, qui te traite avec compassion et douceur, qui t'aime infiniment quel que soit ce que tu montres de toi.
Et ça vaut le coup d'oser s'écarter du chemin qu'on a toujours connu. Lorsque je doute je pense à l'exemple que je donne à mes enfants. Je leur ai toujours dit que cela vaudra toujours le coup de ne pas se soumettre au pessimisme, à la tristesse, à la petitesse qu'on essaye de nous imposer. Oui le monde va mal. Mais je pense qu'il va mal parce que nous laissons les pires d'entre nous décider pour le collectif. Nous acceptons que nos chefs d'état soient des pères abusifs parce que nous sommes habités depuis trop longtemps à une sorte d'éducation à la dure, de progression par la force.
Pour moi la révolution la plus profonde, la plus durable et la plus efficace se fera par la transformation individuelle de chacun. Si chacun récupère sa nature authentique et s'autorise à la laisser s'exprimer librement, le monde va forcément changer. Et oui, ça ne se fera pas rapidement mais par contre le résultat positif sera profond et certain.
Et n'oublions pas que ce chemin peut être grandement facilité en invitant nos ancêtre à participer depuis l'au-delà, les laisser nous inspirer, nous montrer comment contourner les obstacles que nous avons érigé au fil des générations en construisant nos sociétés étriquées.